Extraordinaire par exemple, le renouveau de la musique : là où d’autres régions peinent à faire vivre une musique traditionnelle, folklorique, totalement figée, la musique bretonne fait preuve de vitalité, d’inventivité, sans rien perdre de son caractère originel. Son public est beaucoup plus large que le public régional. Elle fait partie, pleinement, de la création musicale contemporaine. C’est un atout remarquable pour la Bretagne d’avoir ainsi une culture vivante. Atout pour ses habitants, qui y trouvent une évidente satisfaction, atout pour son image à l’extérieur, à laquelle sa culture contribue beaucoup aujourd’hui. Ce que nous devons tenter de faire maintenant, c’est d’associer l’image culturelle de la Bretagne et son image économique. Nous savons, dans l’ordre culturel comme dans l’ordre économique, conjuguer sérieux et créativité. Nous savons respecter nos traditions en étant totalement ouverts au monde moderne. Ce sont des valeurs qui comptent aujourd’hui. Notre culture véhicule une belle image de notre région. Faisons en sorte que l’on sache aussi que nos productions sont de qualité, que les biens et services bretons méritent un intérêt particulier. Nous avons une identité culturelle forte, de plus en plus reconnue. Travaillons à affirmer notre identité économique, à mettre en exergue la qualité bretonne. Voilà une ligne directrice pour une politique économique bretonne qui manque actuellement de lisibilité. Cela passe par l’identification et l’affirmation de nos points forts, en matière de formation, en matière de recherche, en matière de qualité. Il y a place pour une politique déterminée, conduite dans la durée, visant à créer une image économique aussi forte que notre image culturelle. |